L’une des plus fréquentes questions posées au groupe 1973 est :
"Pourquoi 1973 ?". A l’unisson, Nicolas Frank, Thibaut Barbillon et
Jérôme Plasseraud répondent : "pourquoi pas ?". Chez ces
trentenaires, copains de lycées et de foot qui, en 2007, se sont
retrouvés autour d’un ordinateur pour enregistrer quelques démos
(dont Simple song (for a complicated girl)), nulle intention de
rendre hommage à l’héritage des seventies, ou alors en pointillé.
Même si l’on croise dans leurs baladeurs l’intégrale des Beatles, Pet Sound des Beach Boys et Blue de Joni Mitchell, on trouve
aussi Prince, Bon Iver, Les Pussycats Dolls, Loney Dear,
Kanye West...
Une chose est certaine, 1973 a téléporté sa musique sur une plage
de sable fin, à choisir, en Californie. Pour arriver à destination,
tous les moyens ont été mis en œuvre ; à commencer par un exil
jubilatoire en studio, celui du Hameau, flottant quelque part au
milieu du Perche, où le groupe s’est enfermé pendant quelques
semaines. Dans cette "retraite" qui sentait bon le barbecue et la
fin de l’été, ils étaient entourés de l’ingénieur du son Pierrick
"Vieille âme" Devin et d’une femme d’influence Marie-Anne Dudouit
(leur éditrice et productrice).
A base de piano droit grinçant, mellotron, harmonium, guitares 12-
cordes et électriques jouées à l’archet façon Jimmy Page, mais
aussi synthés-jouets, Prophet 600 et autres boites à rythmes, 1973
a monté de toute pièce un répertoire de onze chansons (dont Sexy
plane, We are nowhere et Simple Song parues précédemment en EP).
Presque tous les instruments ont été joués par eux.
Depuis ces séances "bio", 1973 s’en est allé sur les routes en
premières parties de Air, et de la chanteuse Rose, pour qui Thibaut
et Jérôme ont réalisé son deuxième album, Les souvenirs sous ma
frange. Par le passé, ces deux guitaristes (l’un est jazz,
l’autre blues, on ne dira pas qui est qui) ont aussi accompagné
Dominique Dalcan, Nouvelle Vague, Darkel, Luciole ou encore Mélanie
Pain (avec qui ils ont co-composé My name, titre éponyme de son
premier album). De son côté, Nicolas réalise les vidéos que l'on
trouve sur le site web du groupe (www.loveis1973.com/blog). Sur
scène, la formation s’étoffe d’un beau bassiste danois, Stéphane
Kronborg, et de Raphael Séguignier, batteur-magicien. En mai,
proverbe oblige, fais ce qu’il te plaît : un mois idéal, en somme,
pour voir fleurir le premier album de 1973, Bye Bye Cellphone.